• La Marraine

    20140529_130558(1)Il est vrai que le Sénégal compte beaucoup d’héroïnes qui font la fierté de notre peuple telles Yacine Boubou, Aline Sitoe Diatta, Ndjembeut Mbodj, Ndatté Yall, Sokhna Diarra Bousso, Anne Marie Javoueh, Germaine Legoff..et d’autres femmes très honorables, mais nous avons choisi Henriette Bathily, Directrice du département culturel au Centre Culturel Français (de 1963 au 4 Avril 1984, date de sa mort), parce que c’ est elle qui, en 1975, a permis au Club Soroptimist international de Dakar d’organiser la première grande exposition nationale itinérante sur le théme : « Place et rôle de la femme sénégalaise dans les rites » mise en place par Raphael Ndiaye (alors Directeur des archives). C’est sur le canevas de cette exposition que les salles du Musée de la Femme Henriette Bathily ont été installées.

             Par ailleurs Henriette Bathily était un rôle modèle qui peut être donné en exemple aux jeunes générations. Après avoir obtenu un diplôme de Puéricultrice (Ecole Française du Boulevard Brune/Paris/1947-1951), Henriette Bathily a été la Directrice des Ballets Africains de Keita Fodéba en Europe et en Afrique, puis à son retour au Sénégal, la collaboratrice efficace de Maurice Sonar Senghor tant au Théâtre du Palais qu’au Théâtre National Daniel Sorano.

             Ses activités artistiques, Henriette Bathily les menait en dehors de son travail professionnel à Radio Mali puis à Radio Sénégal, en qualité de Directrice du Journal Parlé et des Programmes avant de rejoindre le Centre Culturel Français. Elle a permis la promotion de plusieurs artistes africains (plasticiens, chorégraphes, comédiens…) et a aidé, dans la discrétion, des mouvements de femmes en appuyant leurs initiatives culturelles. Trop tôt disparue, le Musée est un moyen de garder le souvenir de ses actions et son nom.