Acceuil
 Actualité
 Livre d'Or
 Cartographie
 Contacts

 
 
 
Rêve de femme

Le Musée de la Femme Henriette Bathily est né d’un rêve de femmes, celui de montrer la créativité, le savoir-faire, savoir-être et paraître des Sénégalaises. Annette Mbaye d’Erneville, fondatrice et directrice du musée, aime à rappeler que l’idée est née après plusieurs expositions de diverses productions artisanales, économiques et culturelles d’associations sénégalaises. Alors que ses équipes remballaient, comme à l’accoutumée, les tissus, objets et autres œuvres exposés, Ousmane William Mbaye, son fils, lui suggérait, en présence de Adama Cissé Wélé, sa collaboratrice de toujours, d’organiser une exposition permanente qui s’enrichirait au fil du temps et, pourquoi pas, un musée ! Le Consortium de Communications Audiovisuelles en Afrique/ C.C.A. – que préside Annette Mbaye d’Erneville et qui, pendant sept (7) ans, a organisé les Rencontres Cinématographiques de Dakar/ RECIDAK et qui a édité la revue CINE-CULTURE-AFRIQUE – est le maître d’œuvre de la création de ce Musée. L’idée fut reprise, discutée, négociée et brassée à plusieurs niveaux et sur plusieurs années.

En juin 1994, le rêve bien mûri prenait enfin corps. L’initiative de ce premier musée de la femme en Afrique et premier musée privé du Sénégal , ne serait sans doute pas devenue une réalité, si elle n’avait pas été le produit d’un effort collectif de femmes énergiques avec l’appui intellectuel, financier et moral d’organismes de personnalités du monde des arts, de la culture et de l’académie. Plusieurs personnes, dont le muséologue Ousmane Sow Huchard et Abdoulaye Bara Diop, alors Directeur de l’IFAN, ont offert leur collaboration. L’ambassade du Canada, grâce à l’action attentionnée et efficace de leur ambassadrice, Jacqueline Bilodeau, le Centre de recherche pour le développement international (CRDI-Canada) et l’État sénégalais, notamment le Ministère de la culture, qui fit abriter le musée dans une ancienne maison de l’île, ont largement contribué à la réalisation du projet. Le West African Museum Program (WAMP) dont le siège est à Dakar, l’École du patrimoine africain (EPA) de Porto Novo (Bénin) ont aidé, au cours des ans, à en améliorer l’organisation et le fonctionnement par une collaboration efficace avec la Directrice et tous les cadres de l’Institution.

La promotrice Annette Mbaye d’Erneville, Institutrice sortie de la prestigieuse Ecole Normale des Jeunes Filles de Rufisque (dirigée alors de 1938 à 1946 par la mythique Germaine Le Goff) fait partie de ces femmes, d’un certain âge (les plus jeunes sont octogénaires et plus) qui ont, leur vie durant essayé de donner à l’Afrique le meilleur d’elles-mêmes dans le domaine de l’Education et de la Promotion des Femmes.
Devenue Journaliste « audiovisuelle » par un Concours « heureux » de circonstances, elle a travaillé à Radio Sénégal. Annette Mbaye d’Erneville et son équipe ont voulu donner au Musée de la Femme Henriette Bathily un cachet assez spécial de « Maison de famille, de Centre de Formation et de Lieu de rencontres »

La marraine posthume en est Henriette Bathily, artiste renommée du monde de la danse africaine et personnalité des arts et de la culture des premières années de l’indépendance. Elle a été la première africaine administrateur d’une troupe artistique de renommée internationale : les Ballets Africains de Keïta Fodeba, dès les années 1950 à Paris. Suite

 
Copyright : Musée de la femme " HENRIETTE BATHILY " Gorée,