• Le Musée de la Femme Henriette Bathily

    mufemlogoInauguré le 17 Juin 1994 à Gorée, est un hommage à toutes les femmes. Femmes d’ici et d’ailleurs, porteuses d’histoire et animatrices de l’éducation permanente.En le réalisant, le Consortium de Communications Audiovisuelles en Afrique (C.C.A.) dirigé par Annette Mbaye d’Erneville, appuyé par un comité d’initiative composé de personnalités diverses dont des scientifiques, historiens, sociologues, contribue à la mise en place et au renforcement des instruments indispensables d’éducation, de libération, d’émancipation, d’armement moral et scientifique de toutes les femmes sénégalaises sur les chemins du développement national. A première vue, la création d’un Musée de la Femme pouvait sembler une fantaisie inutile ; mais si on est persuadé que la Femme est le centre de toute la vie communautaire, qu’à travers son Destin se traduit le Destin de tout un Peuple, que son Histoire résume celle de toute la Société ; alors l’intérêt d’un tel objectif n’est plus à démontrer.
    C’est ainsi que les trois promoteurs : Annette Mbaye d’Erneville, Directrice de C.C.A., Adama Cissé Wellé et Ousmane William Mbaye avaient mis sur pied et piloté un Comité d’Initiative chargé de concrétiser ce projet qu’ils mûrissaient depuis plus d’une dizaine d’années
    Le Musée de la Femme Henriette Bathily est une initiative du Consortium de Communications Audiovisuelles en Afrique/C.C.A.
    Pendant 20 Ans, il était situé sur l’île de Gorée, ce Musée original, le premier du genre sur le continent africain, vous présente ses collections qui illustrent toutes les phases de la vie des femmes sénégalaises rurales et urbaines.

    Ce Musée inauguré, le 17 Juin 1994, est un hommage à toutes les femmes. Femmes d’ici et d’ailleurs, porteuses d’histoire et animatrices de l’éducation permanente.

    En le réalisant, le Consortium de Communications Audiovisuelles en Afrique (C.C.A.), appuyé par un comité d’initiative composé de personnalités diverses, espère contribuer à la mise en place et au renforcement des instruments indispensables d’éducation, de libération, d’émancipation, d’armement moral et scientifique de toutes les femmes sénégalaises sur les chemins du développement national et de la construction de l’Unité Africaine.

    Bien que dédié à la femme, ce Musée se veut, à l’image des autres institutions muséales sénégalaises, un lien de rencontres, d’échanges et de communication multiforme autour d’objets-témoins de civilisation.

  • Mission

    L’objectif principal du Musée de la Femme Henriette Bathily est de faire connaître le Sénégal par la place et le rôle de la femme sénégalaise dans la communauté, les rites et les arts populaires et traditionnels.

    Institution privée (GIE) au service de la société et de son développement le Musée de la Femme Henriette Bathily veut ouvrir certaines fenêtres – par des recherches sur le terrain, des interviews, des collectes dans les familles, des reproductions photographiques, des enregistrements et des films, des consultations d’archives dont les résultats seront publiés dans les revues du Musée – qui permettront de mettre en place une structure susceptible d’attirer l’intérêt des nationaux et des étrangers sur un aspect important de la vie communautaire et de l’organisation de notre Société qui gravitent autour de la Femme.

    Un autre intérêt du Musée de la Femme Sénégalaise c’est de pouvoir permettre à des non sénégalais de s’introduire dans « l’intimité » de la Société Sénégalaise soit pour des recherches, des études, des travaux universitaires soit, simplement par besoin de mieux connaître l’autre. Les Sénégalais peuvent eux – mêmes découvrir les spécificités des autres ethnies, des autres communautés, des autres régions : les us et coutumes, les traditions variant entre les groupes.

    En résumé le Musée de la Femme Sénégalaise tout en étant une structure éducative et culturelle – sous l’égide du Ministère de la Culture – doit tendre à devenir une organisation socio- économique. Son double rôle de pôle de communication et de centre d’activités génératrices de revenus pour les femmes doit guider tous les programmes de fonctionnement et de gestion.

  • La Marraine

    20140529_130558(1)Il est vrai que le Sénégal compte beaucoup d’héroïnes qui font la fierté de notre peuple telles Yacine Boubou, Aline Sitoe Diatta, Ndjembeut Mbodj, Ndatté Yall, Sokhna Diarra Bousso, Anne Marie Javoueh, Germaine Legoff..et d’autres femmes très honorables, mais nous avons choisi Henriette Bathily, Directrice du département culturel au Centre Culturel Français (de 1963 au 4 Avril 1984, date de sa mort), parce que c’ est elle qui, en 1975, a permis au Club Soroptimist international de Dakar d’organiser la première grande exposition nationale itinérante sur le théme : « Place et rôle de la femme sénégalaise dans les rites » mise en place par Raphael Ndiaye (alors Directeur des archives). C’est sur le canevas de cette exposition que les salles du Musée de la Femme Henriette Bathily ont été installées.

             Par ailleurs Henriette Bathily était un rôle modèle qui peut être donné en exemple aux jeunes générations. Après avoir obtenu un diplôme de Puéricultrice (Ecole Française du Boulevard Brune/Paris/1947-1951), Henriette Bathily a été la Directrice des Ballets Africains de Keita Fodéba en Europe et en Afrique, puis à son retour au Sénégal, la collaboratrice efficace de Maurice Sonar Senghor tant au Théâtre du Palais qu’au Théâtre National Daniel Sorano.

             Ses activités artistiques, Henriette Bathily les menait en dehors de son travail professionnel à Radio Mali puis à Radio Sénégal, en qualité de Directrice du Journal Parlé et des Programmes avant de rejoindre le Centre Culturel Français. Elle a permis la promotion de plusieurs artistes africains (plasticiens, chorégraphes, comédiens…) et a aidé, dans la discrétion, des mouvements de femmes en appuyant leurs initiatives culturelles. Trop tôt disparue, le Musée est un moyen de garder le souvenir de ses actions et son nom.